Pendant les ouvertures du temple et les Journées du patrimoine, il y a quelques semaines, des personnes sont entrées simplement parce que la porte était ouverte. Certaines connaissaient déjà le lieu, d’autres passaient devant depuis des années sans avoir jamais osé pousser la porte. Elles venaient voir l’architecture ou chercher un détail sur une photographie. Les conversations commençaient souvent très loin des questions de foi. Et pourtant, au détour d’un échange, elles y conduisaient parfois.
C’est une belle image pour notre vie d’Église.
Nous imaginons facilement qu’on y entre par le culte du dimanche matin. C’est effectivement l’un de ses rendez-vous où la communauté se rassemble autour de la Parole. Mais ce n’est pas forcément par là que chacun commence, ni même le moment qui convient à tous.
Pour certains, l’entrée se fera par un texte biblique que l’on avait envie de comprendre depuis longtemps. Pour une famille, elle passera peut-être par un enfant qui découvre un récit biblique et revient à la maison avec des questions auxquelles personne n’avait pensé. Quelqu’un préférera d’abord une rencontre plus informelle, tandis qu’un autre trouvera sa place en donnant un coup de main. Il arrive aussi que l’on vienne simplement parce qu’une personne nous a proposé de l’accompagner.
Ce mois d’octobre le montrera particulièrement bien. Les études bibliques reprennent à Blois et à Vendôme, avec des propositions différentes. Les enfants et les adolescents retrouveront leurs groupes. Un nouveau rendez-vous de culte, le samedi à 17 heures, permettra à ceux pour qui le dimanche matin est difficile de partager autrement la vie de la communauté. Derrière ces propositions, il n’y a pas l’ambition de remplir un calendrier déjà bien fourni. Il y a plutôt le désir de laisser plusieurs possibilités pour s’approcher, découvrir, revenir ou approfondir.
Cela suppose aussi que nous acceptions de ne pas savoir à l’avance par quelle porte quelqu’un entrera, ni ce qu’il viendra y chercher.
Après tout, les Évangiles racontent des rencontres qui commencent de façons assez inattendues. Jésus croise des personnes au bord d’un chemin, s’invite à une table, répond à une question, se laisse interrompre. Ceux qui viennent à lui n’ont ni le même parcours ni les mêmes attentes. La rencontre commence là où ils en sont.
Peut-être notre Église peut-elle simplement essayer de faire de même : offrir des lieux où la rencontre reste possible, sans demander de connaître les usages avant de venir ni de savoir déjà ce que l’on croit.
Et puis laisser la porte ouverte.
On ne sait jamais très bien qui la poussera.
Un mois d'octobre plein de propositions