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Ce que la semaine de prière pour l’unité des chrétiens a fait naitre
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La Semaine annuelle de prière pour l’unité des chrétiens est avant tout un temps où quelque chose se laisse recevoir. Un temps où l’Église, dans sa diversité, se tient devant Dieu, non pour démontrer son unité, mais pour la recevoir comme un don toujours à accueillir de nouveau.
À Blois, la célébration œcuménique a rassemblé près d’une centaine de personnes au Temple protestant, venues de différentes communautés chrétiennes. La concélébration avec Mgr Bestion, Evêque du diocèse de Blois, a donné à ce moment une portée symbolique forte : elle a rendu visible une communion qui ne repose pas sur l’effacement des différences, mais sur la reconnaissance d’une même source. Dans la prière, dans l’écoute commune des Écritures, dans les chants partagés, s’est affirmée une conviction centrale de la foi chrétienne : l’unité de l’Église ne se construit pas par addition de volontés humaines, elle procède du Christ lui-même, qui rassemble et envoie.
À Vendôme, la célébration à la chapelle du Bon Secours, concélébrée avec le Père Philippe Ordronneau, vicaire à Vendôme, et en présence de membres de la communauté religieuse, a donné à l’unité une tonalité de grande ouverture spirituelle. Là, l’unité s’est dite autant par des paroles que par une posture commune : se tenir ensemble devant Dieu, accepter d’être déplacés par sa Parole, reconnaître que l’autre n’est pas d’abord celui qu’il faudrait convaincre, mais celui à travers lequel Dieu parle aussi. Dans ce lieu habité par la prière, l’unité est apparue comme un chemin de conversion réciproque, où chacun accepte de ne pas être le centre.
La célébration radiophonique proposée sur RCF Loir-et-Cher a ouvert ce chemin bien au-delà des murs des églises. Elle a rappelé que l’unité chrétienne ne dépend pas seulement de la proximité physique, mais qu’elle se vit chaque fois que la Parole est proclamée et reçue, chaque fois que des femmes et des hommes s’unissent dans une même prière, même à distance. Cette dimension élargie donne à l’unité une profondeur nouvelle : elle est communion dans l’Esprit, avant d’être rassemblement visible.
Ce que cette Semaine de prière a fait naître, ce n’est donc pas un consensus fragile, mais une disponibilité renouvelée. Disponibilité à laisser le Christ être au centre. Disponibilité à reconnaître que l’unité est plus grande que nos Églises, qu’elle les précède et les dépasse. Disponibilité, enfin, à poursuivre le chemin ensemble, dans l’humilité et la confiance.
Dans un monde traversé par les divisions, ces temps partagés ont rappelé que l’unité chrétienne est déjà à l’œuvre, discrète mais réelle. Elle ne s’impose pas. Elle se reçoit. Et elle appelle, jour après jour, à être vécue. Comme le rappelle l’apôtre Paul : « Efforcez-vous de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. » (Éphésiens 4,3)
Cette parole ne commande pas une unité à fabriquer, mais invite à veiller sur un don déjà confié. C’est dans cette vigilance humble et confiante que le chemin de l’unité continue de s’ouvrir, au cœur même de nos Églises et au-delà.